Logement social==>suite....
lundi 8 décembre 2008 par Francis Dollé
Les assises du logement organisées par la Mairie d’Amiens se sont déroulées à l’hôtel de ville :
- le vendredi 21 novembre 2008 de 18h30 à 20h00
- le samedi 22 novembre 2008 dur la journée
Des militant(e)s) du NPA 80 se sont invités en distribuant un tract le vendredi soir et en réalisant une action avec banderole et intervention le samedi matin.
La concertation préalable à ses assises et les résultats obtenus sont loin d’être à la hauteur des réponses nécessaires à apporter, notamment concernant le logement social
Le logement avait été un thème important que nous avions soutenu lors des municipales de Mars 2008 et nos propositions avaient été très bien reçues par la population, notamment dans les quartiers populaires.
Nous nous étions appuyés sur un exemple concret :
" La résidence Hélène Boucher"
dont le propriétaire est l’OPAC-HLM d’Amiens et la présidence en revenant aux élus.
Malgré nos démarches, nos courriers, nos interventions, nos articles .....==>rien n’y fait
Il nous faut maintenir la pression et envisager rapidement des actions fermes, spectaculaires et médiatiques si nous voulons obtenir satisfaction
Voici le résumé des lettres, tracts et articles de presse ....
Navigation rapide
Tract réalisé pour les assises du Logement des 21 et 22 novembre 2008
Contribution du comité NPA de la Somme pour les
Assises du logement
à Amiens
La question du logement est un axe prioritaire sur Amiens.
Tout le monde est d’accord pour qu’un état des lieux sur le logement social soit effectué.
Il n’en reste pas moins que des mesures urgentes doivent être prises.
C’est pourquoi nous interpellons le Maire, le Conseil municipal et l’ensemble des participants aux assises du logement afin de prendre des décisions immédiates de justice sociale :
1 . Un arrêté municipal pour interdire toutes les expulsions,
2 . Le blocage des loyers notamment dans le logement social,
3 . Un plan d’urgence d’accueil et de prise en charge de tous les « sans abris ».
Construction de logements de qualité en nombre, expertise citoyenne pour les opérations d’aménagement et de réhabilitation, réquisition des logements et bâtiments vides, consultation des habitants par référendum.....
.....doivent être les axes prioritaires d’une véritable politique du logement sur Amiens et son agglomération
LETTRE OUVERTE AU MAIRE D’AMIENS
Avec 54 personnes, j’ai conduit une liste « Amiens 100% à gauche » aux 1er tour des élections municipales d’Amiens du 9 mars2008, liste qui a reccueilli 6,43% des suffrages mais aussi avec des scores entre 10 et 14% dans les quartiers les plus populaires.
Cela nous donne une responsabilité importante vers ses populations qui vivent aujourd’hui durement la dégradation des conditions de vie dans tous les domaines.
Monsieur Robien, pendant sa campagne électorale, a promis à chaque déplacement dans un quartier un nouveau visage, une Zone dAménagement Concertée, un centre d’affaires,etc... Depuis son arrivée, beaucoup de travaux ont été entrepris. Gilles de Robien a été ministre du logement mais dans sa ville, il est difficile de se loger, surtout pour les classes populaires, qui sont majoritaires à Amiens.
En France, près de 90 000 personnes vivent dans la rue et près d’1 million de personnes ne possèdent pas de domicile. Plus de 2 millions de personnes sont dans des logements dépourvus de confort de base ou dans des conditions de surpeuplement. C’est donc quelques 3 200 000 personnes qui vivent un quotidien de mal logement chronique et critique.
Si à cela on ajoute les personnes vivant dans des copropriétés dégradées, qui ont des périodes d’impayées de loyer, qui souffrent de surpeuplement et qui vivent hébergées chez des tiers (familles ou amis), c’est près de 6 millions de personnes qui sont menacées à moyen et long terme de basculer dans une situation d’extrême mal logement
Nous sommes aujourd’hui vendredi 14 mars, devant la résidence « Hélène Boucher » à Amiens- Nord, résidence relevant de l’OPAC-HLM d’Amiens. Vous pouvez constater comme nous, l’état de délabrement dans les étages et les conditions indignes dans lesquelles vivent un certain nombre de personnes. Cela devrait relever d’une autre époque. Et pourtant, pour certains de ces logements insalubres, l’OPAC perçoit des loyers sans aucun problème.
Demain, c’est la fin de la trève hivernale et c’est donc la reprise possible des expulsions.
Nous sommes ici pour dire NON à cette situation et demander que des mesures humaines , sociales et de relogement dignes soient prises envers les habitants qui sont là.
Ceci n’est malheureusement qu’un exemple sur Amiens
Des mesures à prendre :
« Amiens doit construire des abris pour les sans abris »
. Il faut des Centres d’accueil des sans abris. En 2008, c’est un scandale dramatique et honteux de la république laïque que des gens dorment sur le béton. Amiens ne sera pas Amiens sans toit pour nos frères de la rue.
Un slogan : « une soupe, un lit, un toit quand tu as froid et faim » La république sociale ne doit pas oublier la fraternité issue de 1789 et cela devient donc un service public local prioritaire
==>un programme massif de construction de logements sociaux de haute qualité
==>l’abandon des politiques de démolition et de vente des HLM
==>la réquisition de tous les logements vides
==>éaliser un diagnostic de l’état réel du logement et des conditions de salubrité
==>la réhabilitation urgente des immeubles insalubres
==>l’arrêt immédiat des expulsions et le blocage des loyers ainsi que le contrôle populaire des charges
==>un entretien de qualité des bâtiments, logements et espaces verts Tout cela doit se faire dans une concertation réelle avec la population et les associations diverses concernées
Fait à Amiens, le 14 mars 2008
Mr Francis Dollé, candidat aux municipales d’Amiens de mars 2008 au nom de la liste « Amiens 100% à gauche »
lettre du 22 septembre 2008
Madame Isabelle Graux Adjointe au Maire sur le Logement Hôtel de Ville
Madame la Maire-Adjointe,
Pendant la campagne des municipales de Mars 2008, j’avais soulevé à plusieurs reprises le problème du Logement social sur Amiens et en particulier en menant une action sur la résidence Hélène Boucher (Amiens-Nord) à savoir :
==>résidence appartenant à l’OPAC
==>au rez-de-chaussée se trouve le commissariat de police ainsi que l’association Agora
==>Aux étages le 1er et le 4ème sont fermés (plus de résidents, étages bloqués)
==>le 2ème notamment est encore en fonction, dans des conditions « indignes », la plupart des résidents « occupent sans accord » des chambres : par contre certains règlent un « pseudo loyer » à l’OPAC (difficile à comprendre)
==>L’OPAC avait l’intention de fermer l’ensemble des étages de cette résidence, puis de la rénover pour, si j’ai bien compris, cela devienne une extension de l’Association Agora
Des menaces diverses et régulières, pas seulement de l’OPAC et de la Préfecture, se font régulièrement auprès des personnes se trouvant dans des chambres
Au lendemain du second tour des municipales, j’ai adressé au nouveau Maire d’Amiens, une lettre ouverte sur le problème du Logement, mais aussi sur celui de la résidence Hélène Boucher (avec demande de rendez-vous)
Par 3 fois, la presse locale (Courrier Picard et l’Union) a relaté par des articles, le problème de cette résidence et de certains de ces occupants Une discussion avec le Maire et vous-même a eu lieu lors de la manif du 1er Mai ; une rencontre a eu lieu fin Mai à la Mairie (nous en sommes restés à des conditions générales du Logement)
Des tentatives d’expulsion ont eu lieu au lendemain du second tour (le lundi 17 mars) et suite à mon intervention, Mr Boulafrad (nouvel élu) est venu sur place et après diverses interventions, décision a été prise d’arrêter jusqu’à nouvel ordre toute expulsion à la demande de l’OPAC sur cette résidence, mais aussi sur Amiens
Je pensais que le problème se règlerait d’une façon humaine, sans menace ni expulsion, avec relogement des personnes logeant dans les chambres.
Or, la semaine dernière, Mr et Mme HENRION-ALLA m’ont demandé de passer, ce que j’ai fait ; ils se sentent régulièrement menacés – leur chambre s’est encore dégradée (carreaux cassés) et je suis scandalisé qu’is soient encore là, dans de telles conditions de délabrement avec risque « d’accident » (comme feu, innondation ou autre) et cela pourrait se terminer par un drame
Ils ont reçu une lettre de la préfecture, leur signifiant qu’un logement est attribué par la société SAPI-Habitat et ce rue des Rameaux sur Amiens-Nord ; En Juillet, ils ont effectivement visité avec un gardien (Mr LITARD) un logement au 3, rue des Rameaux ; Ce logement était encore occupé, et on leur a dit qu’on leur dirait quoi
==>depuis ce temps, ils attendent....
Une lettre de vous-même (récente) leur demande de fournir leur n° de dossier « espace habitat »
Je trouve cela incroyable. Il est urgent que ce problème de relogement soit réglé (avant l’hiver, dernier délai). Ces locataires sont menacés quotidiennement (apparemment, la présence d’un commissariat de Police ne permet pas la sécurité). J’ai constaté de nouvelles dégradations depuis le mois de Mai et cela devient infernal que des gens habitent encore là, dans de telles conditions, avec tous les risques pouvant se poser.
Leur demander un n° de dossier, plus de 6 mois après, est proprement inadmissible. Ce couple est en complet désarroi, a peur. Ils ont besoin d’aide sociale et psychologique et surtout de se retrouver dans un logement « digne » leur permettant de retrouver calme et sérénité (tout en étant aidé)
Quand je pense qu’ils sont suivi, pour leur défense, par un cabinet d’avocat (celui de Mr Francis LEC – par ailleurs vice-président d’Amiens Métropole – chargé de la politique de la Ville) ainsi que des interventions diverses faites par Mr Gérald Maisse (Conseiller général sur ce canton).... Comment puis-je moi tout seul régler ce problème alors que.....
Je propose qu’on puisse se rende ensemble à cette résidence Hélène Boucher et d’y rencontrer ce couple et aussi de constater l’état dramatique et dangereux des conditions matérielles de ces chambres (et ce, dans des délais rapprochés)
Si ce n’était le cas et si un « accident » survenait ou si ce relogement n’était pas réglé rapidement et avant l’hiver maximum (soit pour la mi-novembre), je serai amené à envisager des actions d’une autre nature pour dénoncer cette situation scandaleuse
Dans l’espoir que ce problème soit résolu de façon humaine et sociale (autrement que par des n° de dossiers) et dans l’attente d’une réponse,
Recevez, Madame la Maire-adjointe, l’expression de mes sentiments distingués
Fait à Amiens, le 22 Septembre 2008
Mr Francis Dollé
Puis des articles de presse
Francis Dollé
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